On a récemment entendu plusieurs cas d’employés qui avaient appris qu’ils perdaient leur emploi dans les médias ou juste avant de (ne pas) franchir la porte d’entrée de l’entreprise pour laquelle ils travaillaient, pour certains, depuis plus de 20 ans. Non mais… « ça se peux-tu ». Je comprends que ce n’est jamais facile annoncer une mauvaise nouvelle, mais il y a une façon de bien faire les choses.

Alors, comment devrait-on annoncer, par exemple, qu’une décision du conseil d’administration entraînera un réaménagement complet de l’organisation ou qu’on quitte son équipe pour travailler dans un autre secteur de l’entreprise?

 

Bien se préparer

Assurez-vous de bien comprendre tous les détails de votre annonce, surtout si elle découle d’une décision organisationnelle ou gouvernementale. Essayez aussi de prévoir les réactions possibles et les questions qu’on pourrait vous poser.

 

Opter pour la transparence

Appelons un chat, un chat. À ne pas faire : minimiser la situation, truffer son discours de demi-vérités et repousser inutilement l’annonce de la mauvaise nouvelle.

La vérité et la transparence représentent toujours la meilleure approche. C’est de cette façon que vous réussirez à garder la confiance et la loyauté des membres de votre équipe. Vous pourrez alors échanger de façon ouverte avec eux et tomber rapidement en mode solutions.

Expliquez clairement les conséquences du changement à venir sur l’entreprise, le personnel, les collaborateurs, les clients et… vous-même. Assurez-vous de n’oublier personne afin que chacun se sente concerné.

 

Annoncer la nouvelle en face à face

Pas question d’annoncer une mauvaise nouvelle par courriel. Sous aucun prétexte. Jamais. C’est avant tout une question de respect.

En rencontrant tous les membres de votre équipe en même temps, vous éviterez la propagation de rumeurs. Mais surtout, vous pourrez prendre le pouls rapidement : corriger les mauvaises perceptions, répondre aux questions, dissiper les craintes, évaluer les réactions de chacun, provoquer la discussion et trouver des solutions.

Tout le monde reste silencieux, les bras croisés, le regard fuyant? Posez-leur directement des questions pour susciter des réactions.

 

Coordonner les communications

Quitte à me répéter… Il faut toujours aviser son personnel avant d’informer la population, si la situation le nécessite, bien sûr. Encore une fois, c’est une question de respect.

 

Assumer sans s’autoflageller

Si vous avez commis une erreur, reconnaissez vos torts, mais ne tomber pas dans l’autoflagellation. Personne n’est parfait, vous y compris. Expliquez plutôt de quelle façon vous allez vous y prendre pour qu’une telle situation ne se reproduise plus. Les membres de votre équipe apprécieront votre franchise et votre humilité.

 

Terminer sur une note positive

Même si on peut avoir du mal à y croire, il y a du positif dans toute situation. Par exemple, si vous quittez votre poste de chef de service pour celui de directeur dans une autre unité organisationnelle :

  • Quelqu’un de l’équipe pourrait obtenir une promotion et vous remplacer (on ne fait pas de promesse, par contre);
  • Votre remplaçant pourrait amener un souffle de fraîcheur à l’équipe;
  • Votre nouveau poste vous amènera de nouveaux défis, ce qui commençait à vous manquer même si vous adoriez votre équipe;
  • Vous pourrez continuer à vous voir puisque vous restez dans l’organisation.

 

Annoncer une mauvaise nouvelle sera toujours difficile. Mais en faisant les choses correctement, vous pourrez dormir plus facilement sur vos deux oreilles. Qu’en dites-vous?