La semaine dernière, je vous présentais trois bonnes raisons de donner de la rétroaction aux membres de son équipe. Aujourd’hui, je vous explique comment donner une rétroaction à la fois constructive et mobilisatrice.

 

Une bonne rétroaction est descriptive

Une rétroaction doit toujours être basée sur des faits, un comportement observable ou un sentiment vécu.

Quand ça va bien
« Tu m’as remis ton plan d’action à l’avance. En plus, tu as vraiment pensé à tout, tout, tout. Cerise sur le gâteau : ton échéancier et ton budget sont réalistes. Excellent travail ! »

Quand ça va moins bien
« Tu es arrivé en retard lors des trois dernières rencontres d’équipe. Soit on commence la réunion en retard, soit on doit revenir en arrière pour t’expliquer ce dont on a discuté. Je trouve que cela est un manque de respect envers moi-même et tes collègues. »

 

Une bonne rétroaction est précise

Une rétroaction doit faire référence à une situation ou à un geste bien précis. On évite à tout prix les « Tu ne fais jamais… » ou les « Tu es toujours… ».

Quand ça va bien
« Lundi dernier, tu as pris le temps d’aller parler avec Caroline, car tu avais remarqué qu’elle n’allait pas bien. L’empathie, c’est une superbe qualité. »

Quand ça va moins bien
« Je viens de recevoir le rapport des ventes du mois dernier. Alors que les ventes de tes collègues ont augmenté par rapport au mois précédent, les tiennes ont diminué de 15 %. Tu sais ce qui pourrait expliquer cette baisse ? »

 

Une bonne rétroaction est immédiate

Que votre rétroaction soit positive ou négative, donnez-la rapidement. N’attendez surtout pas l’évaluation de rendement (appréciation de la contribution).

 

Une bonne rétroaction est réalisée dans un lieu privé

Une rétroaction, ça se donne dans un bureau la porte fermée, point. Pas à la va-vite dans le corridor et encore moins en réunion devant les collègues.

 

Une bonne rétroaction est présentée dans des phrases positives, en mode solution

La dernière chose que l’on veut, c’est que l’autre se sente coincé ou attaqué.

Quand ça va bien
Inutile de vous donner un exemple. Quand ça va bien, on s’exprime toujours de façon positive.

Quand ça va moins bien
« J’ai eu de la difficulté à comprendre tel élément lors de ta présentation. Ça m’arrivait souvent en début de carrière, jusqu’à ce que mon gestionnaire me donne deux trucs. Le premier : assure-toi de vulgariser le plus possible ton contenu afin que les gens qui ne maîtrisent pas bien le sujet comprennent. Le deuxième : n’hésite pas à poser des questions afin de t’assurer que les autres ont bien compris. Que dirais-tu d’essayer ces deux trucs lors de ta prochaine présentation ? »

 

Dans cet exemple, vous proposez la solution. Vous pouvez aussi amener l’autre à trouver ses propres solutions, en lui donnant quelques pistes, au besoin.

 

Et voilà, j’espère que ces exemples concrets, qui illustrent les différentes qualités d’une bonne rétroaction, vous seront utiles. En cas de doute, communiquez avec moi sans hésiter.