Comment je suis devenue conseillère en communication interne

Comment je suis devenue conseillère en communication interne

On me demande souvent comment je suis devenue conseillère en communication interne. Je vous comprends; ça ne court pas les rues. Ça serait tellement plus simple si j’étais avocate ou comptable… mais non. Alors voici donc mon cheminement.

 

Future Linda Hébert

Alors que mes amies voulaient être médecin, coiffeuse ou prof, moi, je voulais devenir la future Linda Hébert. Vous savez, la journaliste sportive que tout le monde détestait dans Lance et compte… et bien moi, je voulais être aussi forte et baveuse qu’elle.

J’ai rapidement déchanté lorsque j’ai étudié en Art et technologie des médias à Jonquière. Le journalisme, très peu pour moi.

J’ai donc fait mes sciences humaines « avec pas de math » avant d’étudier au baccalauréat en rédaction de l’Université Laval. Là, j’étais vraiment à ma place : des années merveilleuses! La suite l’est un peu moins, par contre. Au moment où j’ai terminé mes études, en 2005, les emplois en rédaction étaient rares. Si on n’avait pas de contacts, ce qui était mon cas, on n’avait pas de job en rédaction. Les entreprises n’avaient pas toutes leur site web et les réseaux sociaux n’existaient pas encore. Mais comme j’habitais en appartement et que j’avais un prêt étudiant à rembourser, il fallait bien que je travaille.

J’ai occupé plusieurs postes d’adjointe administrative. Mes gestionnaires étaient ravis, puisque je travaillais vite et bien. Mais moi, je m’ennuyais à mourir. Il me manquait de défis. Après deux mois, j’avais l’impression d’avoir fait le tour… Ne pensez surtout pas que je dénigre le métier : il n’était seulement pas pour moi.

Pour me désennuyer et ajouter une corde à mon arc, j’ai entrepris un deuxième bac, en communication cette fois-ci. J’y ai découvert la communication interne et ai attrapé la piqûre.

 

L’histoire de mon papa

Rendu ici, il faut que je vous parle de mon papa. Ça vous aidera à mieux comprendre mon cheminement.

Originaire de Saint-Eugène (L’Islet), un petit village sur la rive sud à 100 km à l’est de Québec, mon papa est le 7e d’une famille (pas riche du tout) de 9 enfants. Inutile de vous dire que le budget étude était épuisé depuis belle lurette lorsqu’il a terminé son secondaire. Et à Saint-Eugène, dans les années ’70-’80, quand tu avais une job, tu la gardais.

Donc, mon papa a travaillé toute sa carrière dans la même usine. Il n’y a pas une semaine qui s’est écoulée sans qu’il parle de telle ou telle chose qui n’avait pas de bon sens. J’ai longtemps pensé qu’il était seulement « chialeux » et sans patience… jusqu’à ce que je comprenne que la plupart de ses récriminations avaient un lien avec la communication et la circulation de l’information à l’intérieur de cette organisation. Et ça m’a inspirée! Et si moi, j’aidais à faire la différence dans les entreprises?

Deuxième chose : je me suis toujours promis de ne jamais vivre ce que mon père a vécu. Imaginez : travailler pendant près de 40 ans au même endroit et ne pas y être heureux. C’est long longtemps! Et je me suis arrangée pour que ça ne m’arrive pas.

Avant de poursuivre avec mon histoire, je vous rassure. Depuis qu’il est à la retraite, mon père est un nouvel homme. Il cultive un énorme jardin, travaille sur sa terre à bois et produit le meilleur sirop d’érable de la terre avec mon frère et ma mère. Il joue même dans une ligue de pétanque.

 

Les coms, j’y arrive

Revenons à nos moutons. Je suis secrétaire et je m’ennuie. Je décide de faire le saut : je suis engagée comme technicienne à la Sécurité civile. Je n’ai pas encore atteint mon but, mais j’améliore mon sort!

Pendant mon congé de maternité, un ami surveille les postes aux coms pour moi. Un jour, il m’écrit : « My, je pense que ce poste-là est pour toi. » Il avait bien raison, puisque j’ai postulé et l’ai obtenu. C’est donc en 2012 que j’ai plongé dans le merveilleux monde des communications internes, à la Société de l’assurance automobile du Québec.

Je voulais des défis : j’étais servie! Pendant près de 4 ans, j’ai accompagné les professionnels et gestionnaires de différents secteurs afin de réaliser des campagnes de sensibilisation, créer des outils de communication, apporter des améliorations à l’intranet…

J’adorais mes collègues et mes clients internes, mais j’avais encore besoin de plus. Dans « conseiller en communication interne », il y a le mot « conseiller ». Or, je ne portais pas assez souvent ce chapeau. Au lieu de rester à vouloir défoncer des portes qui restaient fermées à double tour, j’ai préféré me retirer et fonder mon entreprise.

Et c’est ainsi qu’est né, en janvier 2016, Myriam Bérubé communication.

Vous voulez savoir, concrètement, ce que je fais en tant que conseillère en communication interne? Vous devrez patienter à la semaine prochaine pour le savoir.

2018-10-23T12:36:40+00:00octobre 23rd, 2018|0 Comments

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